ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Guadeloupe

Domaines d'intervention

Air

La lutte contre la pollution de l'air est une priorité à l'échelle de la planète, notamment du fait de son impact sur la santé. L'ADEME contribue à l'élaboration des réglementations, à l'évolution du dispositif national de mesure et de surveillance de la qualité de l'air. Elle encourage la prévention et la réduction des émissions de polluants, des sources fixes et mobiles. Elle participe également aux travaux sur l'amélioration de la qualité de l'air intérieur.

Air

De manière générale, les français perçoivent la pollution atmosphérique comme une réelle menace pour la santé.
La  qualité de l’air constitue donc un enjeu sanitaire et environnemental important.
La question de la pollution atmosphérique est appréhendée de deux façons à l’ADEME : la réduction des émissions à la source et la surveillance de la qualité de l’air ambiant.

S’agissant des sources…

La Guadeloupe est une région de France où les émissions de polluants dits urbains par habitant sont très élevées. Les concentrations en Guadeloupe de NOx et de SOx sont respectivement de 50,6 kg/hab. et de 20,3 kg/hab., contre 22,1 kg/hab. et 6,7 kg/hab. en France métropolitaine. Ces émissions élevées sont liées au mode de production de l’électricité, qui utilise essentiellement des combustibles fossiles (charbon et fioul lourd). Selon le registre des émissions de l’iREP à titre d’exemple, l’unité de production d’électricité de Jarry Nord est le 11ème émetteur industriel français de HAP.
Par conséquent, la réduction des émissions de polluants, en particulier les émissions de polluants liées à la production d’électricité, est une priorité.

Centrale de production d'électricité de Jarry

S’agissant de la qualité de l’air ambiant…

Malgré de fortes émissions de polluants par habitant, la qualité de l’air ambiant est bonne en Guadeloupe. Toutefois, la pollution de l’air en Guadeloupe revêt un caractère singulier comparativement aux régions hexagonales et est marquée par les pointes de pollution particulaires récurrentes.

Le problème majeur de qualité de l’air en Guadeloupe concerne les pics de pollutions particulaires à l’origine de dépassements de seuils importants et récurrents (constatés depuis 2005). Le comportement de la station urbaine de Pointe à Pitre est similaire, en termes de dépassements du seuil de 50 μg/m³ en moyenne journalière, à une station urbaine parisienne. Toutefois, en Guadeloupe et contrairement à l’hexagone, l’origine de ces pics n’est pas la circulation automobile, mais le phénomène de « brumes de sable du Sahara ».

Cependant, il est à noter que le seuil de qualité définit par l’Union Européenne, établit en moyenne annuelle, est d’ores et déjà atteint sur toutes les stations.

Par ailleurs, les concentrations observées sur les autres polluants réglementés laissent très probablement présager un respect des seuils de qualité édictés par la réglementation. Seuls l’ozone pourrait ne pas atteindre cet objectif en 2015.

Cannes de prélèvements d'analyseur de la qualité de l'air