Organiser une démarche environnementale

L’agriculture occupe 33 % du territoire guadeloupéen : l’occupation la plus importante dans les départements d’outre-mer. Ce secteur comprend deux cultures prédominantes (la canne et la banane), avec un potentiel intéressant de productions diversifiées à développer.

Carte de l’occupation du territoire en 2017

Carte de l’occupation du territoire en 2017. Voir le descriptif détaillé ci-après

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Descriptif détaillé de la carte (PDF - 116.05 Ko)

Développer une agriculture climato-intelligente

Cependant, l'agriculture guadeloupéenne est vulnérable et soumise à plusieurs risques : élévation du niveau de la mer, augmentation de la température, des précipitations, du vent, de la sécheresse, de l’intensité des cyclones, etc. Une projection climatique qui devrait impacter négativement la production, faire apparaître de nouvelles maladies végétales et des conditions de travail plus difficiles.

Profil de sensibilité aux aléas climatiques par culture

Profil de sensibilité aux aléas climatiques par culture. Voir descriptif détaillé ci-après

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Descriptif détaillé du tableau (PDF - 168.73 Ko)

Opter pour des modes de production alternatifs et innovants

Agriculture biologique

L’Agriculture biologique (AB) interdit l’usage d’engrais chimiques et de pesticides de synthèse, ainsi que d’Organismes génétiquement modifiés (OGM). En Guadeloupe, 174 ha sont certifiées bio.

Pour aider les producteurs maraîchers à mettre en œuvre des pratiques plus respectueuses de l’environnement, des aides financières et des regroupements de producteurs bio existent.

L’agriculture biologique en Guadeloupe

L’agriculture biologique en Guadeloupe. Voir descriptif détaillé ci-après

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Descriptif détaillé du tableau (PDF - 118.45 Ko)

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Expérimenter l’agroforesterie

L’agroforesterie rassemble toutes les pratiques agricoles associant l'arbre aux cultures dans les parcelles de production. Ces pratiques s'inspirent du modèle de la forêt. L’agroforesterie prône :

  • la diversité de systèmes de culture ;
  • les cultures en sous-bois (vanille, café, cacao, etc.) ;
  • les jardins créoles ;
  • la production de miel de forêt, avec des espèces indigènes d’intérêt mellifère, etc.

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Le projet Explorer

Le projet Explorer consiste à appréhender les effets du changement climatique sur le climat et les conséquences sur l’agriculture.

Il vise à produire des connaissances permettant d’explorer les potentialités d’une valorisation agro-écologique et économique des biomasses résiduelles sur le territoire, vers une agriculture climato-intelligente.

Ces connaissances permettront de produire sans intrants chimiques, de diversifier les cultures, facilitant la résilience au lendemain d’un évènement cyclonique.
Ce projet est également voué à apporter une sécurité financière aux exploitants.

Une micro-ferme climato-résiliente est actuellement en cours d’expérimentation sur le domaine de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) à Petit-Bourg. Les objectifs d’adaptation, d’atténuation et de productivité sont les trois objectifs centraux.

De nombreux acteurs sont invités à travailler sur le sujet (INRA, Météo France, concertation avec les agriculteurs locaux, étudiants, etc.). Le projet Explorer est soutenu par l’ADEME, car lauréat de l’appel à projets GRAINE de l’ADEME (bioéconomie au service de la transition écologique et énergétique).

Quelques documents de référence