Réduire ses impacts

L’agriculture guadeloupéenne reflète la situation mondiale. La part des émissions de CO2 de ce secteur est relativement faible (1 % des émissions guadeloupéennes), contrairement aux émissions de N2O (protoxyde d’azote) qui atteignent 50 %, et à celles de CH4 (méthane) qui sont de 76 %.

Les sources des émissions de gaz à effet de serre par l’agriculture

Les sources des émissions de gaz à effet de serre par l'agriculture. Voir descriptif détaillé ci-après

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Descriptif détaillé du graphique (PDF - 119.68 Ko)

Réduire ses intrants

Certains intrants représentent un poste de dépense économique non négligeable pour les agriculteurs : pesticides, carburants, aliments pour le bétail… Ils peuvent polluer l’air, les eaux et les sols, et impacter la santé des agriculteurs et des consommateurs.
De plus, le contexte guadeloupéen et son climat tropical induit une contrainte en termes de gestion des bioagresseurs (pas d’hiver = pas de rupture du cycle des bioagresseurs).

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Cibler les économies d’énergie

Les principaux gisements d’économie se situent au niveau de la consommation d’énergie des matériels et des bâtiments d’exploitations agricoles : réduire les consommations d’énergie, préférer des équipements moins énergivores…

Produire de l’énergie renouvelable

Les énergies renouvelables (biomasse, méthanisation, solaire, éolien, etc.) représentent un potentiel considérable de production d’électricité. Elles participent aussi à la diversification du mix énergétique des territoires et au renforcement de la compétitivité des exploitations, par un revenu complémentaire stable de revente de l’énergie.

Préserver la biodiversité

Concilier performance économique des exploitations et préservation de la biodiversité, c’est :

  1. Identifier, sur son exploitation, les enjeux en termes de biodiversité ;
  2. Mieux gérer les infrastructures agro-écologiques sur son exploitation ;
  3. Expérimenter la régulation naturelle, la vie des sols, etc.

Réduire ses déchets

L’activité agricole génère 30 à 40 tonnes d’emballages phytopharmaceutiques et 600 tonnes de plastiques usagés par année. L’éco-organisme local Agrivalor a pour rôle d’organiser collectivement les moyens pour la collecte et le traitement des déchets de l’agrofourniture.

Contre le gaspillage alimentaire

Ce sont surtout les écarts de tri et les problèmes de calibrage qui sont à l’origine des pertes en Guadeloupe. Certains produits (comme la tomate) peuvent également être abîmés par les manipulations.

Au sein de l’agrotransformation, le tissu industriel local est relativement réduit, les pertes les plus importantes sont enregistrées au niveau de la transformation des produits de la mer et de la boulangerie.

Quelques documents de référence