Observation, détection et prévision

La surveillance de la qualité de l’air

Suite à l’actualisation des recommandations sanitaires et des mesures de gestion du Haut conseil de la santé publique (HCSP), Gwad'Air a déployé un réseau de mesure du sulfure d’hydrogène (H2S) et de l’ammoniac (NH3) sur 22 sites de la Guadeloupe.

Ce réseau vise à surveiller quotidiennement et de manière continue les émanations de ces gaz issus de la décomposition des algues sargasses en moyennant les résultats sur 24 heures pour éviter les biais des bouffées instantanées.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de Gwad’Air.

La surveillance des échouages par caméra

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L’ADEME, en collaboration avec le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL), a soutenu le déploiement d’un dispositif permanent de caméras en Guadeloupe. Positionné au niveau de sites à forts enjeux sanitaires (plus d’une dizaine de sites sélectionnés), ce réseau doit permettre la détection des échouages en temps réel et le renforcement des dispositifs d’alerte en cas d’échouage. Il doit également permettre d’étudier la dynamique du trait de côte dans le temps. 

Les observations réalisées dans le cadre de cette surveillance peuvent également servir à la réalisation de projets littoraux comme les études préalables à la pose de barrages

La surveillance satellitaire

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Dans le cadre d’une convention passée entre le ministère de la Transition écologique et Météo-France, un dispositif de surveillance des algues sargasses, harmonisé et renforcé sur le secteur des Antilles françaises et de la Guyane est opérationnel depuis 2019.

Le dispositif, piloté par la DEAL, vise à détecter les radeaux de sargasses et à croiser leur présence avec la courantologie et les vents en vue de quantifier le risque d’échouage de ces algues sur les côtes de la Guadeloupe, de ses dépendances, des îles du nord, de la Martinique et de la Guyane. Les résultats obtenus prennent la forme d’un bulletin, incluant des cartographies, publié une à deux fois par semaine.

Ce suivi satellitaire permet également de contribuer à une meilleure connaissance du phénomène.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de la DEAL Guadeloupe.

La surveillance de terrain

En Guadeloupe, les observations sont complétées par les relevés d’échouages effectués par les communes, et transmises à la cellule Pulsar, installée en sous-préfecture de Pointe-à-Pitre.