Contexte en Guadeloupe

Dans les Caraïbes, les sargasses appartiennent à deux espèces, Sargassum fluitans et Sargassum natans.

Ces algues brunes flottent et peuvent former des radeaux en mer. Ils constituent des îlots de biodiversité, servant de nurseries pour de nombreuses espèces.

L’origine du développement massif de ces algues fait l’objet de recherches scientifiques. L’apport de nutriments, par les grands fleuves équatoriaux au milieu marin, et les conséquences du réchauffement climatique (eaux de surface plus chaudes, courants océaniques modifiés) influenceraient ce phénomène.

Impacts

Sanitaires

Lorsque les algues sargasses se décomposent, plusieurs gaz sont émis, dont le sulfure d’hydrogène (H2S) à l’odeur d’œuf pourri, et l’ammoniac (NH3). Ces gaz sont toxiques. La gravité de l’intoxication dépend de la dose respirée et de la durée d’exposition.

L’avis du Haut conseil de santé publique (HCSP) fait aujourd’hui référence sur les mesures sanitaires à prendre.

Niveaux de décompositions des algues Sargasse après échouages

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Descriptif détaillé de l'image (PDF - 125.27 Ko)

Environnementaux

Les échouages massifs de sargasses peuvent perturber les milieux naturels, notamment par asphyxie de la vie marine. Par ailleurs, l’intervention régulière d’engins mécaniques sur les plages, pour le ramassage des algues, tend à fragiliser et éroder les plages de sable.

Économiques

Les échouages impactent en particulier :

  • le secteur maritime ;
  • les établissements recevant du public ;
  • les activités touristiques de restauration et d’hébergement ;
  • les biens immobiliers et mobiliers situés à proximité des zones d’échouages récurrents.

Dispositifs actuels

Le réseau de surveillance sanitaire

Une cinquantaine de sites fait l’objet d’une surveillance hebdomadaire (voire quotidienne pour le sulfure d’hydrogène et l’ammoniac), par l’Agence régionale de santé (ARS).

Émissions dans l'air

L’association agréée Gwad'air déploie un réseau de mesure du sulfure d’hydrogène et de l’ammoniac sur 24 sites de Guadeloupe. Ce réseau vise à surveiller en continu les gaz issus de la décomposition des sargasses.

Les plans nationaux et départementaux de lutte contre les sargasses

Ils déterminent l’organisation des moyens à engager et des actions à mener, afin de mieux anticiper les échouages, répondre à l’urgence et consolider la capacité collective d’intervention.

La Mission sargasses

Pilotée par le sous-préfet de Pointe-à-Pitre, cette mission regroupe les services et opérateurs de l’État, les collectivités territoriales (Région, Département, communes, intercommunalités, syndicat des plages) et certaines associations. L’ADEME Guadeloupe pilote, en son sein, l’animation d’un « groupe d’experts » sur la collecte et la valorisation des sargasses.

Un chargé de mission sargasses est mis à la disposition de la cellule Pulsar, en sous-préfecture de Pointe-à-Pitre.

Contact : Willy Ceï, tél. : 06 90 91 41 45.

Quelques documents de référence